Réparation du Dommage Corporel
Identification des personnes


Association Française d'Identification Odontologique

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La Société Française d’Odonto‑Stomatologie Légale

Fondée en 1972 et installée à l’Institut médico‑légal de Paris, la Société Française d’Odonto‑Stomatologie Légale avait pour vocation de développer et diffuser les connaissances médico‑légales, juridiques et sociologiques appliquées à l’odonto‑stomatologie. Après des débuts dynamiques, ses activités se sont progressivement interrompues et la société ne se réunit plus depuis une vingtaine d’années.

De la commission d’identification à l’AFIO

À la suite des opérations d’identification des victimes du DC10 d’UTA en 1989, un groupe de chirurgiens‑dentistes crée une commission nationale d’identification. Pour donner plus de visibilité à cette démarche et rassembler les experts, cette commission est ensuite rattachée à la Compagnie Nationale des Experts Judiciaires en Odonto‑Stomatologie (CNEJOS), dont une section très ouverte sur toutes les structures impliquées dans l’identification servira de base à la fondation de l’AFIO.

Les catastrophes et le rôle de l’identification odontologique

Les catastrophes, qu’elles soient naturelles, technologiques, industrielles ou liées à la foule, sont rares mais entraînent souvent de nombreuses victimes et posent des défis majeurs d’identification. Naufrages, crashes aériens, accidents ferroviaires ou routiers, effondrements de structures, drames lors de manifestations sportives ou culturelles et actes terroristes rappellent l’importance de disposer d’équipes organisées, capables d’assurer le secours aux survivants, le relevage des corps et l’identification des victimes.

Prévenir, secourir, identifier

Face à tout événement de ce type, la priorité est de limiter les effets de la catastrophe, de porter secours aux survivants, puis de procéder à l’identification rigoureuse des défunts et à la remise en état du site. Les progrès en matière de sécurité des bâtiments recevant du public, de réglementation et de technologies de construction réduisent aujourd’hui le risque de certains drames tels que celui du Bazar de la Charité, mais ne suppriment pas la nécessité de structures spécialisées en identification, dont l’odontologie médico‑légale est un acteur essentiel.

Et maintenant ?

Aujourd’hui, la présence obligatoire des sapeurs‑pompiers lors des grandes manifestations permet une intervention beaucoup plus rapide en cas d’incendie. Les opérations de relevage des corps et les examens médico‑légaux sont désormais mieux organisés, ce qui améliore la recherche des causes de la mort et l’identification des victimes.

Lors de l’incendie du Bazar de la Charité, certaines victimes aristocratiques ont été identifiées grâce à leur système dentaire, mais beaucoup ne l’ont été que par les objets retrouvés sur elles, illustrant les limites de l’« expertise » de l’époque. Un exemple marquant est celui d’un homme qui reconnaît à tort sa femme parmi les corps carbonisés, avant de la retrouver vivante, légèrement brûlée, à l’hôpital.

Ces événements rappellent que, si l’on ne peut ni prévoir ni empêcher totalement les catastrophes, il est essentiel de tout mettre en œuvre, une fois survenues, pour secourir et identifier les victimes. En France, un siècle après le Bazar de la Charité, l’odontologie médico‑légale est pleinement reconnue grâce aux actions conjointes des universitaires, du Conseil de l’Ordre et des praticiens de terrain. Une équipe d’odontologistes médico‑légaux entraînée et disponible se tient en permanence prête à intervenir, dès les premières heures suivant une catastrophe, aux côtés des magistrats et des médecins légistes.

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